Pour le rétablissement du train primeur Perpignan Rungis

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lettre Perpignan Rungis

Mercredi dernier, mes collègues sénateurs socialistes, communistes et écologistes, le vice Président de la région Occitanie en charge des transports Jean-Luc Gibelin (représentant la présidente Carole Delga) et moi-même nous sommes retrouvés pour une conférence de presse commune pour demander à l’Etat et à la SNCF le rétablissement du train primeur Perpignan Rungis.

Chacun des participants a fait des propositions très concrètes pour que ce train puisse être remis en service. Faute de quoi, il est remplacé par 20 000 camions qui circulent entre Perpignan et Rungis. Pour ma part, j’ai écrit à la Ministre fin juillet pour lui faire une proposition pour trouver les 20 millions d’euros nécessaires au remplacement des wagons frigorifiques, sans augmenter les impôts. Après avoir épluché les comptes de l’Etat, je me suis aperçue que 38,6 millions d’euros « dormaient » depuis plusieurs années sur un compte d’affectation spéciale. Plutôt que laisser cet argent « dormir », j’ai invité la Ministre à prendre 20 millions d’euros dans ce compte d’affectation spéciale (cf. la lettre que je lui ai adressée).

  • Ne pas remettre en ligne le train primeur Perpignan Rungis, serait :
    un non sens écologique puisque le transport de marchandises se ferait par camion et conduirait à avoir 20 000 camions de plus par an sur les routes ;
    un gaspillage d’argent public. En 2010, le conseil général du Val de Marne, Rungis et la SNCF ont dépensé 20 millions d’euros pour avoir des quais dimensionnés au train, afin de pouvoir mieux décharger les marchandises à Rungis. Si le train ne circule plus, les quais ne vont servir à rien. Ceci constituerait un gaspillage d’argent public ;
  • un renoncement à avoir une ambition en matière de fret ferroviaire, et aussi fluvial. Sur ce point, la France a déjà pris du retard ;
  • un risque pour l’emploi. Au marché Saint-Charles de Perpignan travaillent 2500 personnes. Si le train ne circule plus, il est à craindre que ces emplois soient peu à peu délocalisés ailleurs.

J’ai rappelé l’ensemble de ces points jeudi dernier à l’occasion de la discussion du projet de loi mobilités en séance à l’Assemblée nationale. La vidéo est accessible en cliquant ici.

 

 

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