A Montauban est enterré le dernier président de la République espagnol, Manuel Azana mort en 1940. Cette tombe est le symbole d’une page importante de l’histoire espagnole, que le franquisme a cherché à gommer. Parce que le processus qui consiste à regarder l’Histoire en face est toujours long, cette tombe n’a eu jusqu’à très récemment aucune reconnaissance officielle.

Cette reconnaissance a désormais eu lieu, grâce aux Socialistes espagnols.

  • En janvier 2015, José Luis Rodríguez Zapatero, ancien président du gouvernement, est venu à Montauban, se recueillir sur la tombe de Manuel Azana.
  • Le 24 février 2019, à l’occasion des 80 ans de la Retirada, Pedro Sánchez Pérez-Castejón, président du gouvernement en exercice, a inauguré, à Montauban, une plaque sur la tombe de Manuel Azana qui acte l’hommage rendu par le gouvernement espagnol.
  • Samedi, c’est Adrián Barbón, président socialiste de la province des Asturies, qui s’est rendu sur la tombe de Manuel Azana, accompagné par le président et les membres de l’Association Présence de Manuel Azaña qui œuvre depuis de longues années pour la reconnaissance du rôle et de l’action politiques de l’ancien président de la République.
    Avec Jose GonzalezRoland GarriguesArnaud HilionFrançois Molina et aussi de nombreux descendants de républicains espagnols, nous avons eu à cœur d’accompagner Adrian Barbon.

Crédit photo : François Molina, Adrian Barbon

Mobilisation pour la lutte contre le cancer à Montauban et Molières

Ce dimanche, importante mobilisation dans la circonscription pour la lutte contre le cancer, à la fois contre le cancer du sein et contre les cancers qui touchent les enfants :

  • A Montauban, nous nous sommes retrouvés, avec Arnaud HilionArlette FalettiCathie Bourdoncle-LarnaudieLaetitia DesguersAnne-Marie Aynié) place Nationale pour participer aux traditionnelles marche et course dans le cadre d’Octobre rose, opération qui vise à rappeler l’importance du dépistage en matière de cancer du sein. Chaque année, il y a 55 000 nouveaux cas de cancer du sein dont 90% peuvent être guéris s’ils sont soignés à temps.
    Le Tarn-et-Garonne est le 2ème département d’Occitanie, derrière le Gers, pour la proportion de femmes qui se font dépister. Mais cette proportion n’est « que de » 53,6%, ce qui signifie donc qu’il y a encore près de la moitié des femmes en âge de se faire dépister qui ne le font pas.
  • A Molières, Association 1,2,3 Soleil organise pour la 4ème fois un duathlon (course, puis vélo, puis course avec un sacré dénivelé) en faveur d’associations qui œuvrent pour la recherche sur les cancers pédiatriques.
    Un immense merci aux bénévoles qui organisent avec beaucoup de soin et de passion ce duathlon (sur le chemin de la course, les grosses racines d’arbres et endroits un peu dangereux sont signalées afin d’éviter des chutes aux coureurs) !!! Un grand merci aussi aux entreprises et artisans partenaires, et aux coureurs… car sincèrement un parcours dans les Coteaux offre de magnifiques paysages mais le dénivelé rend la course plus sportive !!!

Crédit photo : Laetitia Desguers (pour les 3 premières à Montauban), la 4ème est à Molieres pour la remise des prix.

Les 50 ans de la FNACA

La FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) de Tarn-et-Garonne a fêté ce jour ses 50 ans !

Créée en 1969 (et 1958 au niveau national), elle regroupe les anciens combattants en Afrique du Nord, ainsi que leurs.veuves et orphelins. Au niveau national, elle compte près de 360 000

Son but est triple :
1. Défendre les droits matériels et moraux de tous ceux ayant pris part à la guerre d’Algérie et aux combats du Maroc et de Tunisie (1952-1962)
2. Agir pour la mémoire, avec un souci d’apaisement en commémorant la date du 19 mars 1962, cessez-le-feu ayant mis fin officiellement à la guerre d’Algérie.
3. Participer à l’écriture de la page d’Histoire qui concerne la guerre d’Algérie

Au-delà la FNACA de Tarn-et-Garonne fait vivre et partager une vraie convivialité entre tous ses membres

Merci à toutes celles et tous ceux qui s’engagent au côté du président départemental Jean-Claude Calvet. A l’occasion de ce 50ème anniversaire, 24 diplômes d’honneur ont été remis.

 

FNACA

Rencontre avec Dilma Rousseff, ancienne présidente de la République fédérative du Brésil

Ce matin, le groupe des députés Socialistes et apparentés a reçu à l’Assemblée nationale Dilma Rousseff qui fut présidente de la République fédérative du Brésil de 2011 à 2016. Ce fut pour moi un immense honneur, tant la force de caractère de Dilma Rousseff est impressionnante. Je garde en mémoire la photo révélée en 2011, sortie des archives de la Police militaire, la montrant à 22 ans avec un regard inflexible, ne baissant pas la tête et fixant les militaires qui eux se cachent et qui l’ont torturée pendant plusieurs mois. L’histoire révèle que sous la torture, elle n’a lâché aucun nom de ses compagnons.

L’impression de cette force intérieure incroyable a transparu ce matin lorsqu’elle nous a livré sa vision sur la situation actuelle du Brésil présidé par Bolsonaro, sur les raisons qui conduisent les peuples à élire des dirigeants extrémistes qui réduisent leurs droits et leur liberté au fil des ans, et sur la protection de l’Amazonie qui avec le nouveau pouvoir redevient la victime des pillages.

Il est rare de rencontrer des personnalités de cette trempe et dont le parcours et les actes parlent plus encore que de grands discours.

Lors de la rencontre, nous avons remis à Dilma Rousseff notre proposition de résolution pour demander que Lula bénéficie d’une justice équitable et, au vu des dernières révélations, puisse être libéré. Nous lui avons également indiqué que le groupe rédige actuellement une proposition de loi relative à l’écocide.

Pour le rétablissement du train primeur Perpignan Rungis

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lettre Perpignan Rungis

Mercredi dernier, mes collègues sénateurs socialistes, communistes et écologistes, le vice Président de la région Occitanie en charge des transports Jean-Luc Gibelin (représentant la présidente Carole Delga) et moi-même nous sommes retrouvés pour une conférence de presse commune pour demander à l’Etat et à la SNCF le rétablissement du train primeur Perpignan Rungis.

Chacun des participants a fait des propositions très concrètes pour que ce train puisse être remis en service. Faute de quoi, il est remplacé par 20 000 camions qui circulent entre Perpignan et Rungis. Pour ma part, j’ai écrit à la Ministre fin juillet pour lui faire une proposition pour trouver les 20 millions d’euros nécessaires au remplacement des wagons frigorifiques, sans augmenter les impôts. Après avoir épluché les comptes de l’Etat, je me suis aperçue que 38,6 millions d’euros « dormaient » depuis plusieurs années sur un compte d’affectation spéciale. Plutôt que laisser cet argent « dormir », j’ai invité la Ministre à prendre 20 millions d’euros dans ce compte d’affectation spéciale (cf. la lettre que je lui ai adressée).

  • Ne pas remettre en ligne le train primeur Perpignan Rungis, serait :
    un non sens écologique puisque le transport de marchandises se ferait par camion et conduirait à avoir 20 000 camions de plus par an sur les routes ;
    un gaspillage d’argent public. En 2010, le conseil général du Val de Marne, Rungis et la SNCF ont dépensé 20 millions d’euros pour avoir des quais dimensionnés au train, afin de pouvoir mieux décharger les marchandises à Rungis. Si le train ne circule plus, les quais ne vont servir à rien. Ceci constituerait un gaspillage d’argent public ;
  • un renoncement à avoir une ambition en matière de fret ferroviaire, et aussi fluvial. Sur ce point, la France a déjà pris du retard ;
  • un risque pour l’emploi. Au marché Saint-Charles de Perpignan travaillent 2500 personnes. Si le train ne circule plus, il est à craindre que ces emplois soient peu à peu délocalisés ailleurs.

J’ai rappelé l’ensemble de ces points jeudi dernier à l’occasion de la discussion du projet de loi mobilités en séance à l’Assemblée nationale. La vidéo est accessible en cliquant ici.

 

 

Crise aux urgences : attention aux annonces en trompe l’oeil

Plus de 200 services d’urgence sont en grève depuis 3 mois. Face à cette situation, le Gouvernement a tardé à réagir et ce n’est que ce lundi 9 septembre 2019 que la Ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a annoncé un plan de refondation des urgences.

Ce plan comporte des mesures qui vont dans le bon sens, comme par exemple la création d’un service d’accès aux soins 24h/ 24h qui vise  à désengorger les urgences en réorientant les patients.

Mais ce plan comporte aussi d’importantes lacunes :

1. Pas de crédits nouveaux, seulement du recyclage de crédits existants. Les 750 millions d’euros promis par le Gouvernement sur 3 ans ne correspondent pas à de l’argent frais : ils seront financés à partir de crédits existants. Le Gouvernement devra donc renoncer à certaines dépenses de santé pour financer son plan. A ce stade, la Ministre de la Santé est restée floue et n’a pas indiqué les coupes budgétaires dans le budget de la santé qu’elle entend réaliser.

2. Rien pour répondre à la crise actuelle. Aucune ouverture de lits ou de recrutements de personnels ne sont prévus par le Gouvernement, alors que ces mesures sont les mieux à même de répondre à l’urgence de la situation.

Pourtant, depuis plusieurs semaines, avec mes collègues du groupe socialistes et apparentés, j’ai formulé des propositions en ce sens. Dès le 7 juin, nous avons déposé à l’Assemblée nationale une proposition de résolution pour demander au Gouvernement de débloquer dans les plus brefs délais entre 500 et 600 millions d’euros de crédits supplémentaires en faveur des urgences, afin de répondre à la recommandation de la Cour des comptes d’augmenter le nombre de médecins urgentistes de 20% en équivalent temps plein. Ce type de préconisation est suffisamment rare : elle aurait donc dû être suivie immédiatement. Le Gouvernement l’a pourtant balayée d’un revers de la main.

Pour plus d’informations :

– Proposition de résolution des députés socialistes et apparentés demandant au Gouvernement de débloquer entre 500 et 600 millions d’euros pour répondre à la crise des urgences : http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion2016.asp